Côté… Plume

Et si l’on reprenait l’écriture manuscrite ?

À l’ère de l’informatique sous toutes ses formes, nous écrivons de moins en moins à l’aide d’un stylo.

Prenons la plume

Nous pianotons tous les jours sur notre clavier, tablette, smartphone etc avec très souvent – du moins pour les plus jeunes- une aisance et une vivacité impressionnantes. Nous savons pourtant utiliser nos doigts pour tenir un stylo. Mais quand avez-vous tenu un crayon entre le pouce, l’index et le majeur pour écrire une lettre, une note, un message ou votre liste de courses ?

Or il apparaît qu’écrire manuellement – j’aurais tendance à ajouter « à l’ancienne » – est un excellent remue-méninges, ce qui stimulerait notre cerveau.

C’est simple : avant de coucher un mot sur le papier, on s’en représente mentalement chaque lettre qui apparait sous nos yeux grâce au mouvement de la main. Chose impossible avec un clavier : on repère une lettre, on appuie sur la touche et hop ! le tour est joué. L’écriture manuscrite ne sollicite pas la même zone du cerveau que l’écriture dite électronique. Ni les mêmes processus cognitifs. Des neuro-scientifiques ont constaté que la maîtrise de la calligraphie avait un effet positif sur le développement, permettait de s’autoréguler, de contrôler ses émotions et de mémoriser le travail effectué.

Quel que soit notre âge, plus nous écrivons manuellement, plus notre cerveau reste alerte, ce qui, vous en conviendrez, ralentit le vieillissement. C’est comme les muscles, plus on les sollicite, moins ils ramollissent !

Bon sur toute la ligne

Vous êtes en réunion et vous utilisez votre stylo au lieu de presser les touches de votre clavier ? Bravo ! vous triez ainsi les informations en les synthétisant et faites donc travailler votre mémoire ! Ecrire manuellement nous prend plus de temps : nous choisissons nos mots, nous utilisons des phrases plus complexes. Nous sommes plus créatifs. Selon les situations, nous pourrions ainsi faire de la résistance, en refusant la tendance du « faisons vite et court » des tweets, des textos. Ce qui nous permettrait de lever le pied, de ralentir le rythme parfois effréné qui nous empêche de prendre le temps de vivre. Retrouver le plaisir de l’écriture pour communiquer de façon plus authentique. À défaut de pouvoir le pratiquer dans notre vie professionnelle pour des questions pratiques, pourquoi ne pas l’instaurer dans notre vie privée ? Et si, cette année, nous écrivions nos cartes de vœux personnelles manuellement ?

 

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